JULIE

publié le 2 mai 2014 à 18:43 par AMSN Ambition Recherche

photojulieUn vendredi 13…
Mon syndrome néphrotique a été déclaré début 2009 ; Je me suis rendue compte que quelque chose n’allait pas bien. J’avais des œdèmes au niveau des cuisses et surtout des chevilles. Après une batterie d’examens, un généraliste m’a vivement conseillé de ne pas partir au ski. Etant dans la force de l’âge et me sentant invincible, mon inconscience m’a dicté autre chose et je suis donc partie en vacances. Bien évidemment, elles se sont terminées à l’hôpital d’Annecy.
Ont suivi 3 années de maladie avec tous les traitements lourds que l’on connait à base de cortisone avec du Difuca. La baisse de potassium, anémie d’où les perfusions de Feritine …
Au cours de la 2ème année de la maladie, j’ai perdu toute ma volonté et mon énergie. Une dépression m’empêchait de faire le moindre effort. Je n’arrivais pas à voir le bout du tunnel. Les gens autour de moi ne comprenaient pas mes difficultés, ma prise de poids, mes fringales…
A ce moment-là, j’ai fait un rencontre déterminante. Cette personne est devenue maintenant mon amie. Elle m’a proposé de courir avec elle pour sortir de tout cela. Elle m’a motivé, j’ai commencé à l’accompagner petit à petit ; des distances de plus en plus grandes, de plus en plus longtemps. Jusqu’à ce que je commence à faire les foulées de Vincennes.

Au départ de la course tout a changé…
Dans ma tête tout a basculé, mon côté combattant a ressurgi. La bataille contre cette maladie s’engageait. La fatigue ne serait plus que la conséquence de la course et non de la maladie. Je gagnerai cette lutte et encore beaucoup d’autres. Je suis arrivée au bout avec beaucoup de fierté. Je cours plusieurs fois par an. Dorénavant, c’est devenu mon leitmotiv. LA COURSE M’A SAUVEE ; Elle me permet de me surpasser et d’oublier ma fragilité. Je ne suis plus syndrome néphrotique, je suis JULIE.
J’ai eu quelques rémissions durant ces cinq années, une première en octobre 2009, qui n’a duré qu’une semaine. Désenchantement total. Une autre a suivi en 2010 de quelques jours aussi.
IMUREL mon dernier traitement en est venu à bout, je suis en rémission depuis le mois de mai 2012. Je croise les doigts pour que cette rémission dure le plus longtemps possible car je sais hélas qu’une épée de Damoclès demeure au-dessus de moi.

2012 : retour à la vie active…
En effet, j’ai retrouvé du travail au mois de mars dans un Aquarium SEALIFE ou j’anime des visites pour adultes et enfants. Mon histoire et mon attitude positive m’ont permis de décrocher ce poste.
Même si cette maladie m’a beaucoup affectée, j’ai décidé de la respecter et de la combattre.
Je tiens à remercier Nadia, Inès, Stéphanie, ma belle-mère, Dr remy et l’équipe de jour de nephro de Mondor et l’entreprise qui m’a donné une seconde chance en m’embauchant.

           

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